Après avoir soutenu une thèse en géographie sur les politiques de conservation transfrontalière de la nature, Hugo Mazzero rejoint l’Université de Lorraine et le LOTERR.
Entretien avec Hugo, postdoctorant au sein du LATI, Laboratoire de Recherche en Intelligence Territoriale.
Est-ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots ?
Je suis docteur en géographie et actuellement chercheur postdoctorant au LOTERR. Avant de venir à l’Université de Lorraine, j’ai débuté mon cursus en classe préparatoire, puis en double licence histoire et géographie et aménagement du territoire à Lyon, j’ai ensuite effectué mes études en master et en doctorat en géographie à l’Université Bordeaux Montaigne. Durant ma thèse, j’ai également enseigné une année à Amiens, à l’Université Picardie Jules Verne, en tant qu’ATER.
J’ai travaillé dans ma thèse sur les politiques de conservation transfrontalière de la nature. Plus précisément, je me suis intéressé aux modalités de mise en place d’aires protégées transfrontalières (c’est-à-dire des aires protégées qui chevauchent au moins une frontière internationale et impliquent une forme de coopération entre des acteurs des différents pays impliqués) et les effets de ces aires protégées sur les frontières et les mobilités. Pour traiter ce sujet, j’ai mené une approche comparative entre deux cas d’étude : le parc transfrontalier du Grand Limpopo, dans sa partie partagée entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, et le parc européen Alpi Marittime-Mercantour, un parc franco-italien situé dans les Alpes du Sud.
Mes recherches se situent ainsi à la croisée de la géographie environnementale et des border studies (champ d’études interdisciplinaire sur les frontières).
Quelle est votre mission dans le LATI ?
Depuis l’été 2025, j’ai été recruté en tant que postdoctorant au sein du LATI (Laboratoire en intelligence territoriale). Il s’agit d’un programme européen (Interreg) qui couvre les territoires de la Grande Région (entre la France, la Belgique, l’Allemagne et le duché du Luxembourg). Ma mission dans le LATI est multiple et peut se décliner en trois grands volets. Un volet recherche tout d’abord. Dans ce cadre, je travaille sur la dimension environnementale de la coopération transfrontalière à l’échelle de la Grande Région ; à l’aide d’un travail d’enquête et de documentation, j’étudie la manière dont l’environnement est pris en compte dans la coopération, que ce soit en termes de politiques de protection de la biodiversité ou de gestion de ressources communes.
Il y a également un volet enseignement avec l’objectif de créer un MOOC (un cours en ligne) sur une thématique liée aux problématiques d’aménagement du territoire concernant la Grande Région. Et enfin, un volet plus administratif en tant que chef de projet du LATI du côté de l’Université de Lorraine, en étroite collaboration avec d’autres collègues, dont Grégory Hamez.
Quelles sont vos perspectives de recherche ?
Elles sont nombreuses ! À commencer par remplir mes missions avec le LATI en menant à bien mon projet de recherche postdoctoral. Je dois donc encore affiner mon état de l’art, mettre en œuvre mon protocole méthodologique, puis traiter et analyser les données.
Je prévois également de continuer à valoriser les données issues de mes travaux de thèse et de participer activement à l’organisation d’évènements scientifiques, comme des séminaires ou des colloques, sans oublier les projets de publications !
Contact : hugo.mazzero@univ-lorraine.fr

